Le Musée conserve de nombreux objets, œuvres et documents qui illustrent

la vie politique, religieuse, sociale et économique du Landeron

 

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Projecteur sur quelques objets remarquables de la collection

 Armure milanaise (inv. 00600)

Sans qu’un véritable lien avec l’histoire du Landeron soit documenté, l’armure milanaise de 1450 est un des trésors conservés au musée. C’est une armure composite constituée de jambes, plastron, bras et gantelets, confectionnée à Milan – centre économique et commercial reconnu pour l'industrie de la soie et la fabrication d’armes et d’armures – par la famille d'armuriers Missaglia, active à la cour des Sforza. Gian Galeazzo Visconti, premier duc de Milan dont les poinçons de la "Radia Magna" figurent sur l’armure, a pu envoyer des troupes à son allié Charles le Téméraire dans le cadre des guerres de Bourgogne (1474-1477) qui opposent Charles le Téméraire à la Confédération des VIII cantons. Ces informations morcelées ne nous permettent toutefois pas de savoir si l’armure a servi pendant ces guerres. L’armure arrive au Landeron au 19e siècle grâce à Jean-Louis de Bellenot qui en fait don au musée.

Rosace armoriée (inv. 00745)

La Rosace des Conseillers du Landeron est une sorte de bouclier rond en bois, constitué de trois cercles concentriques aux motifs décoratifs réalisés en papier mâché peint. Le médaillon au centre est daté de 1755 et présente deux lions soutenant le blason couronné du Landeron. Sur le second cercle figurent les armoiries des Conseillers ainsi que leurs initiales. Le troisième cercle affiche les blasons des XIII cantons ainsi que les quatre évangélistes. Des personnages mythologiques et des angelots sont sur le cercle extérieur. La Rosace a un rôle décoratif et politique à la fois. En disposant Le Landeron, sa bourgeoisie et ses Conseillers dans le contexte de la Suisse des XIII cantons, la Rosace affiche une filiation directe avec le corps helvétique, ce qui n’allait pas de soi dans une région gouvernée par le roi de Prusse, et précédemment par les souverains français de la dynastie des Orléans-Longueville.

Ostensoir (inv. 1022)

Dans le contexte de la contre-réforme, les pratiques liturgiques continuent de se dérouler avec faste. Le musée héberge en effet une riche collection d’objets précieux et finement travaillés. Cet ostensoir en argent, réalisé par l’orfèvre Hans Roemer en 1623, présente une architecture à trois étages. Un crucifix au sommet, au niveau intermédiaire une Vierge à l'Enfant flanquée des saints Sébastien et Antoine – faisant référence aux deux confréries toujours actives – et au niveau inférieur, flanquant la lunule destinée à accueillir l’hostie consacrée, les saints guerriers Maurice et Ours. Ces derniers rappellent quant à eux le saint patron du Landeron et respectivement celui de Soleure, sa combourgeoise. Loin d’être un objet muséifié, il est aussi objet de dévotion puisqu’il est porté en procession toutes les années lors de la Fête-Dieu, jour férié au Landeron.